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Valoriser notre patrimoine peut nous permettre d’éclairer le présent tout en léguant aux générations futures nos connaissances.
La municipalité a restauré les cinq calvaires ou croix de chemin qui se situaient sur le territoire communal. Vous pouvez les voir, devant le cimetière, rue Clémenceau, rue Jean Burger, à Beuvange ainsi que devant le centre socioculturel.

Ces croix de chemin, appelées également en allemand « Bildstock » signifiant « colonne à images » ou « fût porte images » se développèrent à partir du XVème siècle. L’espace paroissial fut avant tout sacralisé par la multiplication de ces croix. Ces petits chefs d’œuvre d’art sont le reflet de la piété populaire si présente à Vitry à cette époque, sans doute influencée par la présence de l’Abbaye du Justemont.

L’Abbaye du Justemont est une ancienne abbaye de Prémontrés. Elle surplombe majestueusement la plaine de la Moselle et la vallée de l’Orne si bien qu’on peut y apercevoir par temps dégagé la ville de Metz et celle de Thionville. Sa date de fondation connaît des controverses, toutefois on sait qu’elle se situe entre 1137 et 1141. Elle a été une grande puissance foncière, domaniale des environs, un vrai centre économique. Les religieux de Justemont appartenaient à un Ordre de chanoines réguliers. L’Abbaye du Justemont a connu plusieurs guerres, pillages et occupations, depuis 1984 elle abrite un Centre d’Adaptation au Travail.

L’église actuelle de Vitry fut édifiée au début du XXème siècle par la volonté des abbés Collin, Sibille et des paroissiens. L’architecture est inspirée de plans « néo-Renaissance italienne ». La nouvelle construction conserva néanmoins le clocher de 1849. Dans le chœur, l’ancien autel de l’abbaye de Justemont (XVIIème siècle) fut remonté après restauration. Dans la nouvelle église, les vitraux de l’ancienne ont été remontés, ainsi que le chemin de croix, l’orgue reconstruit. Dans la nef, une allégorie figure toujours en haut-relief le saint patron de Vitry, Saint Etienne pape et martyr, coiffé de la tiare et entouré d’angelots.

 

 

 Le lavoir municipal retrouve son lustre d’antan

lavoir restauré

La municipalité poursuit ses efforts en matière d’entretien et de réhabilitation du patrimoine communal. Vous étiez nombreux à venir (re)découvrir le lavoir restauré à l’occasion de son inauguration.

Et pour inaugurer ce monument du patrimoine de Vitry, bientôt bicentenaire, quoi de mieux qu’une bonne lessive !

Pour cela, le Maire s’était assuré du concours de « spécialistes » locales, qui ont utilisé bien longtemps et pour certaines utilisent encore, le lavoir pour y faire leur lessive. Ces spécialistes étaient représentées par mesdames Irène Da Silva, Rosa Teixerra, Avelina Da Silva et Carmen Pacheco.

Pour le clin d’œil historique  le groupe folklorique lorrain, Les Liserons, venu de Hundling près de Sarreguemines, ont également mis les mains à l’eau pour y  faire  tremper le linge, le savonner, le battre, le brosser, le rincer et l’essore, comme à la grande époque et sous les encouragements des invités visiblement amusés par cette jolie tranche de vie.

C’est toujours sous le signe de la bonne humeur que s’est prolongée cette cérémonie au centre socioculturel.

Après le traditionnel mot de bienvenue et quelques informations sur le lavoir et les travaux entrepris par la commune, le Maire cédait la parole à Jean-Jacques Siteck, historien local bien connu. Ce dernier après une rapide présentation imposée par le protocole  a surtout souligné le rôle social du lavoir, lieu d’échange et de partage pour les femmes « Ce lieu était l’apanage des femmes. Je suis sûr que certaines grandes décisions y ont été prises, chacune des lavandières se chargeant de convaincre son mari à son retour à la maison. Et l’on sait que les femmes savent être persuasives ».

Puis c’est aux les lavandières vitryennes, que Monsieur le Maire  cédait la parole. Un moment empreint de nostalgie et de sincérité qui a touché l’assemblée.

Moments choisis :

« J’y allais trois fois par semaine. Nous avons acheté une machine à laver il y a 22 ans, je l’ai toujours. C’est vous dire si elle ne tourne pas beaucoup et encore aujourd’hui,  je fais encore pas mal de lessive à la main ». témoignait Rosa Teixerra et de continuer : « d’ailleurs, moi j’y vais encore  pour laver les couvertures et les tapis pendant l’été ».

« C’était un grand plaisir de faire la lessive et de se retrouver », ajoutait Carmen Pacheco. « On parlait du Portugal, de nos maris de nos enfants, de tout ». « Parfois il y avait tellement de monde qu’il fallait attendre. Certaines venaient de Clouange et montaient jusqu’ici pour laver leur linge », poursuivait  Avelina Da Silva. « Les plus anciennes apprenaient aux plus jeunes. Moi, c’est ma voisine qui m’a emmenée ici ».

Le Maire clôturait les discours en remerciant chaleureusement chacune d’entre elle et en leur remettant un petit bouquet de fleurs aux couleurs du Portugal, mais aussi un petit cadeau symbolique,  avec un « kit » de la lavandière composé d’une panière à linge, d’un savon de Marseille, d’une paire de gants et d’une brosse !

La cérémonie continuait avec la prestation du groupe folklorique Les Liserons, qui interprétait quelques danses traditionnelles lorraines en commençant  par une danse de circonstance intitulée « le branle des lavandières ».

les liseron